il y a urgence à Paris

Aide à l'installation en secteur 1

Conseil de Paris des 16 17 et 18 mars 2015

Depuis quelques années, la question du désert médical fait partie de nos inquiétudes à Paris mais aujourd’hui, nous y sommes. Si vous allez sur le site de l’ARS, vous pourrez lire :

Démographie médicale à Paris : plus de 800 médecins à recruter d'ici 5 ans.

Ce sont les premiers résultats très préoccupants d’une étude universitaire prospective et inédite sur l'avenir de l'offre de soins de 1er recours à Paris. Très peu de nouvelles installations de médecins à Paris et beaucoup de départ à la retraite non compensés. Le calcul est simple, d’ici à 2020, certains arrondissements pourraient perdre jusqu’à 50 % de leurs généralistes en secteur 1.

 

Les premiers touchés par cette pénurie seront les personnes aux faibles ressources financières, les personnes âgées et personnes handicapées de fait moins mobiles.

Il y a donc urgence à agir et Anne Hidalgo er Bernard Jomier en ont pris la mesure en faisant de ce plan de renforcement de l’offre de soins en secteur 1 une priorité. 

Qu’il s’agisse du développement de l’offre de soins dans les centres de santé gérés par la Ville de Paris ou par des acteurs privés, qu’il s’agisse du soutien à la création de maisons de santé pluridisciplinaires, ou de l’aide à l’installation de cabinets d’exercice libéral regroupé en secteur 1, l’objectif est de récréer le maillage médical qui se détricote au fur et à mesure des départs à la retraite des médecins et de la difficulté pour les jeunes médecins à s’installer en raison du coût du foncier à Paris.

C’est effectivement un obstacle qu’il faut impérativement lever si l’on veut garder une médecine de secteur 1 à Paris et plus particulièrement dans les quartiers où les besoins sont marqués.  Une cartographie a été mise au point par l’ARS et la collectivité parisienne soutiendra l’installation de professionnel-le-s de santé en exercice regroupé dans ces quartiers prioritaires en facilitant l’accès à des locaux à des prix abordables, dans les lieux les mieux adaptés pour les nouvelles implantations.

Une subvention d’investissement pourra être versée aux cabinets de santé, jusqu’à 15 000 € par professionnel-le installé-e dans les cabinets aidés, et dans la limite de 3 375 000 € d’ici la fin de la mandature, en fonction des crédits votés annuellement. Cette subvention permettra de financer des travaux d’aménagement et/ou d’équipement des locaux.

Pour avoir accès à ce dispositif, les cabinets médicaux devront regrouper au moins 3 professionnel-le-s de santé inscrit-e-s en secteur 1, dont au moins un médecin généraliste, s’engager localement pour une durée minimum de 3 ans et mener, dans le cadre du cabinet, des actions de santé publique sur le territoire parisien.    

Aider ces médecins à s’installer à Paris, c’est éviter les déserts médicaux et les inégalités de densité d’un arrondissement à l’autre, d’un quartier à l’autre, c’est permettre une médecine de premier recours, c’est réduire les inégalités en matière de santé, c’est faire de la santé un droit pour tous.