Une question de santé publique

Conseil de Paris 9 et 10 février 2015

Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé ne sont plus à prouver. Un grand nombre d'études, épidémiologiques, médicales, publiées dans les plus grandes revues scientifiques sont unanimes :

Cancer, Asthmes, allergies de l'enfant, bronchiolites du nourrisson, risque de retard de croissance intra utérin, sont directement liés à la pollution atmosphérique. C'est dit, répété, ressassé.

On sait également que le diesel est cancérogène. il est classé ainsi par l'OMS depuis 2012!   
Mais je crois que l'annonce récente de l'Institut de veille sanitaire a eu un écho particulier :

Dire que la pollution réduit de 6 mois l'espérance de vie des parisiens a de quoi faire trembler les mortels que nous sommes.

Alors que tous les scientifiques parlent de l‘allongement de la durée de la vie, voilà que cette pollution dont nous sommes co-responsables peut à elle seule barrer la route aux progrès de la médecine !

Ce même air, qui constitue l'un des éléments essentiels à la vie, nous tuerait ainsi à petit feu.

Le calcul est simple : chaque jour, environ 15 000 litres d'air transitent par les voies respiratoires, du nez jusqu'aux alvéoles pulmonaires.  Si l'on prend en compte les mesures du ballon qui plane au dessus de Paris, au cours d'une journée normale, les Parisiens respirent environ 200 000 particules par litre d'air parmi lesquelles de très nombreuses particules comprises entre 0,2 et 1 µm, particulièrement nocives car plus les particules sont fines, plus elles atteignent facilement les voies respiratoires et la circulation sanguine

Ajoutons à cela, les jours de grand froid, d'absence de vent ou d'anticyclone, le non renouvellement de l'air et par consequent l'augmentation des taux de particules en suspension.

Aujourd'hui, il nous est proposé de poursuivre cette lutte contre un fléau dont on connaît avec précision le caractère délétère pour la santé de nos concitoyens. Et toutes ces mesures qui nous sont proposées dans ce conseil feront date.

Il s'agit d'une véritable question de santé publique.