Dire NON à la Haine

Un projet pour la jeunesse et la paix

Le maréchal des logis chef Imad Ibn-Ziaten fut la première victime du terroriste Merah le 11 mars 2012, à Toulouse. Une véritable série noire qui a endeuillé la France, avec deux autres soldats tués la même semaine, l'un à Toulouse et l'autre à Montauban, et trois enfants de 4,5 et 7 ans et leur professeur, tués à bout portant dans l'enceinte de leur école de Toulouse, parce que juifs, par le même tueur au scooter animé par la haine de la France et de ses symboles et par la haine des juifs.

Tout le monde se souvient de ce terrible mois de mars ensanglanté des mains d'un fanatique.

Face à l'horreur, c'est avec une immense dignité que les parents des soldats et les parents des enfants ont réagi. Nombre d'entre nous avons pu croiser, embrasser, soutenir la maman d'Imad qui, malgré la douleur immense, a choisi de combattre la haine sanguinaire par la transmission d'une parole de tolérance et l'amour du prochain.

En mémoire de son fils, elle sillonne le pays pour promouvoir les valeurs républicaines de fraternité auprès des jeunes.

Le projet que nous allons soutenir aujourd'hui a pour ambition de faire en sorte que des jeunes de trois pays qui me sont chers - la France, Israël et le Maroc - s'ouvrent les uns aux autres : un projet pour la jeunesse et la paix.

Dans un monde où la haine de l'autre est paroxystique - attentat du musée juif de Bruxelles, décapitation d'Hervé Gourdel, actes antisémites en augmentation, notamment l'agression de ce jeune couple à Créteil parce que juifs, ou encore l'assassinat d'enfants dans leur école au Pakistan -, certains, comme Mme IBN-ZIATEN, ouvrent une fenêtre sur l'autre au sens de Levinas, que je citerai en conclusion : "L'absence de l'autre est précisément sa présence comme autre".

Nous devons combattre de toutes nos forces toute cette violence qui prend sa source dans la méconnaissance et le rejet de l'autre, et soutenir toutes ces actions, et je pense notamment aux bâtisseuses de paix, ces actions qui sont autant de pierres apportées à l'édifice du vivre ensemble, si ébranlé en ce moment.