Karen TAIEB, Conseillere de Paris et du 4e ardt

Non au Boycott de Tel Aviv!

Aout 2015

DJ de Tel Aviv et falafels le 13 août sur Paris Plage ...
Danser, manger, faire la fête en somme !
Belle initiative de la Maire de Paris, Anne Hidalgo

Mais hélas, certains, pathologiquement allergiques à Israël, veulent transformer ce moment de fête en tribune politique
Prenez donc des vacances !

Laissez les parisiens faire la fête sur les bords de Seine comme elle se fait à Tel aviv, ville de
tolérance, d'amour, de paix

A ceux qui veulent boycotter Tel Aviv sur Seine, je dis vous vous trompez
de combat.
Rien n'est plus absurde que les combats inutiles !
Pire ! Certains combats inutiles peuvent faire naître Haine et Desordre et cela est inadmissible de la part d'élus en responsabilité




Opération 7 places Parisiennes Place de la Bastille 20 juin 2015 autour de Anne Hidalgo

Faisons plus de place aux Places

7 places parisiennes vont être réinventées, repensées pour donner plus de place, plus d'espace à vivre aux parisiens.

Dans le 4ème, c'est la place de la Bastille qui va bénéficier de modifications qui vont réduire la place de la voiture au profit des piétons, des personnes handicapées, des circulations douces ...

La Bastille se prépare à vivre une nouvelle révolution !

20 juin 2015

Bon anniversaire Milo !

Milo Adoner fut élève de l'école de la rue des Hospitalières St Gervais. C'est toujours avec une immense émotion que nous rappelons la mémoire des 260 élèves de cette école qui furent déportés et exterminés dans les camps nazis parce que juifs et de leur Directeur Joseph Migneret qui fut exemplaire.

Chaque année, les enfants de cette école du 4ème arrondissement disent à haute voix le nom de celles et ceux qui furent à leur place durant cette période sombre de l'Histoire de Paris.

Après avoir entonné le chant des partisans, ils nous ont offert une danse folklorique juive. 

Grand moment d'émotion lorsque le directeur Mr Hattu a souhaité un joyeux anniversaire à Milo Adoner !  90 ans et toujours son âme d'enfant, infatigable dans son travail de mémoire pour ne jamais oublier ses camarades qui partirent un jour sans jamais revenir ...

Les élèves lui ont offert un magnifique dessin d'une cour pleine de vie ! 

Ma tribune dans CENTRE VILLE

Le Journal Municipal du 4ème (N° 35 Printemps 2015)

Paris doit devenir la ville de l’accessibilité pour les personnes handicapées. Le pari est énorme, mais cette fois nous devons le gagner !

Il faut dire les choses, nous avons tous manqué le rendez-vous de 2015 que nous avait fixés la loi n°2005-102 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Néanmoins, il faut souligner tout ce qui a déjà été fait à Paris de considérable : travaux dans les mairies d’arrondissements et dans nombre de musées, bibliothèques et écoles, toutes les lignes de bus rendues accessibles, abaissements de trottoirs, installation de caissons sonores de traversées piétonnes, création de places de stationnements dédiées et pour lesquelles le maire de notre arrondissement, Christophe Girard a proposé un vœu voté à l’unanimité lors du conseil d’arrondissement de janvier afin qu’elles ne soient occupées que par les personnes handicapées ! 

On le voit, l’engagement et la volonté politiques sont là depuis 2001. Reste que seuls 400 sur les 2200 établissements recevant du public (ERP) de la ville ont été mis en accessibilité. 

Les parlementaires ont ainsi donné aux collectivités 9 ans de plus pour se mettre en conformité. 

Plus une minute à perdre ! Dès le 1er mars 2015, l'ADAP, Agenda D'Accessibilité Programmé, sera  déposé à la Préfecture de Police de Paris. Suivra un agenda de travaux qui sera voté en Octobre 2015 en Conseil de Paris. Mais rien ne peut se faire sans l’œil averti de celles et ceux qui vivent au quotidien le handicap et qui rencontrent tous ces obstacles qui empêchent de se sentir libres dans leur ville. 

Dans le 4ème rrondissement, nous souhaitons mettre en place un Conseil Local du Handicap qui réunira les personnes handicapées, les associations dédiées et celles et ceux qui ont envie de faire en sorte que leur arrondissement devienne un véritable lieu de vie pour tous. Nous devons agir avec pragmatisme, comme le dit Bernard Jomier adjoint à la maire de Paris, en charge de la santé et du handicap, afin de désembourber certaines situations qui auraient pu être réglées depuis longtemps !   

Enfin, le mois extraordinaire, qui met en lumière le talent des personnes handicapées, aura lieu du 14 mai au 13 juin 2015. Ce festival qui démarrera sur les berges de Seine
 trouvera toute sa place dans le 4ème 
arrondissement.
 

 

Henri Dutilleux Conseil du 4ème ardt 12 mai 2015

Intervention en Conseil d'arrondissement du 12 mai 2015

Lors du conseil d’arrondissement du 3 mars dernier, j’ai eu la délicate tâche de vous rapporter des éléments pour le moins inappropriés du comité d’Histoire de la ville à propos d’Henri Dutilleux.  

Les mots ayant un sens, ceux à l’endroit du compositeur et notamment « faits de collaboration » écrits noir sur blanc par le comité auquel nous avons, auquel j’ai fait confiance, auquel nous nous sommes référés, ont fait jaillir un trouble qui n’aurait jamais dû exister.

Shakespeare a écrit Beaucoup de bruit pour rien, et bien nous avons eu la preuve du contraire et je veux remercier mais aussi m’excuser auprès de toutes celles et de tous ceux qui, connaissant le parcours de l’immense compositeur, ses amis de Paris tout comme ceux très nombreux à travers le monde entier, nous ont alertés, il est vrai, par des mots durs, voulant crier la vérité, une vérité abimée et que nous réparons aujourd’hui.  

J’ai entendu et compris leur colère.  

Tout comme le maire Christophe Girard et Catherine Vieu Charrier, adjointe à la maire de Paris, j’ai aussitôt fait part de mon incompréhension et demandé au comité d'Histoire de la Ville qu’un nouveau rapport retraçant la vie d’Henri Dutilleux, mentionnant les nombreux faits de résistance, son adhésion au front national des musiciens, organe de résistance, notamment, soit écrit en lieu et place du précédent. Rien de tout cela ne figurait dans le document que nous avons eu.  

Aujourd’hui, nous pouvons nous féliciter de voir la vérité rejaillir sur cette grande figure de la musique, sur celui qui fut Premier Grand Prix de Rome en 1938, composa en 1944 la Geôle, mélodie avec orchestre sur un sonnet du poète résistant Jean Cassou, qui fut professeur au Conservatoire de Paris de 1970 à 1984, reçut le grand prix national de la musique pour l'ensemble de son œuvre, le prix international Maurice Ravel en 1987 et en 1998, le Royal Philharmonic Society Awards pour The Shadows of Time.

Voilà ce que nous devons retenir de la vie d’Henri Dutilleux dont la vie fut associée à celle de son épouse Geneviève JOY, tous deux résistants pendant la seconde guerre mondiale. Une vie entièrement dédiée à l’œuvre musicale qui honore le 4ème arrondissement dans lequel il a vécu, Paris et la France.

Karen Taieb 



Réouverture de l'Hyper Cacher

Une réouverture en présence du Ministre Berbard Cazeneuve et des maires du 12 et 20 èmes arrondissements, Catherine Barratti Elbaz et Frédérique Calandra.

Intense émotion

La vie doit reprendre  

Ouverture du jardin de l'Hotel de Ville

Le 25 janvier dernier, nous avons inauguré le jardin de l'hôtel de ville avec Anne Hidalgo et Pénélope Komites.

Bertrand Delanoë avait mis à la disposition des petits parisiens "les appartements du maire" transformant ces derniers en crèche.

Anne Hidalgo en ouvre ses jardins au public les week end et jours fériés.

Un bout d'espace vert aux charmes multiples ...

A découvrir ici : http://www.pariscotejardin.fr/2015/01/premiere-visite-du-jardin-de-lhotel-de-ville-paris-4e/

 

Le maire de Jérusalem venu soutenir Paris

En présence du maire de Jérusalem à l'hôtel de Ville venu à Paris témoigner à Anne Hidalgo et aux parisiens son soutien suite aux événements tragiques des 7,8 et 9 janvier 2015 qui ont endeuillé la France

70 ans après la libération d'AUSCHWITZ-BIRKENAU

Grande émotion le 27 janvier 2015 à l'Hotel de Ville où nous avons remis la médaille Vermeil de la Ville de Paris aux survivants de la Shoah. 

Des hommes et des femmes rescapés de la Shoah, derniers témoins de l'Horreur absolue.

La mémoire de la Shoah est une bougie qui ne doit jamais s'éteindre !

Faisons leur la promesse de ne jamais oublier 

 

Concert en mairie du 4ème avec l'OSE

Très joli moment organisé par l'OSE et le Café des Psaumes

ce dimanche 14 décembre en mairie du 4ème arrondissement. 

Bravo aux musiciens si talentueux qui nous ont offert

ce très joli concert de musique classique !

1er décembre 2014: Accueil de la Ministre de la santé, Marisol Touraine, Square Ste Croix de la Bretonnerie, sur le stand de dépistage rapide de AIDES. Elle y a annoncé que les autotests seraient disponibles en pharmacie en juillet.

Journée Mondiale de lutte contre le SIDA

1er décembre 2014 

Le Sida c'est encore 6500 contaminations par an en France !

et Paris est la ville de France la plus touchée par le virus du SIDA.

J'ai eu le plaisir d'accueillir la Ministre Marisol Touraine sur le stand de AIDES qui propose dépitage et accompagnement en 30 minutes 

Merci aussi aux jeunes étudiants de l'ISC qui ont passé toute la journée de ce 1er décembre sur le parvis de la mairie du 4eme arrondissement avec Distribution de préservatifs gratuits 

La prévention passe par le préservatif et par le dépistage.

Le combat continue avec pour feuille de route celle de l’ONUSIDA : « zéro nouvelle infection au VIH – zéro discrimination – zéro décès dû au sida ». Demain, bientôt ! 

1ere Réunion Publique place de la Bastille

1ere réunion publique ce mardi 18 novembre dans la salle des mariages de la mairie du 4ème pour réinventer la place de la Bastille qui dessert les 4ème, 11ème et 12ème arrondissements.

Plus qu'un rond point, la place de la Bastille doit devenir un espace de vie à partager, un lieu de vie !

La concertation ne fait que commencer !

A suivre ...

 

Les travaux de la rue St Merri ont démarré

Travaux démarrés début novembre

Une partie de la trémie angle rue du renard / rue Saint-Merri va être retirée  

 

Photo : réunion publique le 1er octobre à l'école St Merri 

Stèle à la mémoire des Tutsi victimes d'un génocide en 1994

En mai dernier, j'intervenais en Conseil de Paris pour rappeler la mémoire des milliers de Tutsi victimes d'un génocide. 

Ce vendredi 31 octobre, nous avons pu inaugurer une stèle en leur mémoire au Père Lachaise, en présence de Anne Hidalgo, Catherine Vieu Charrier, Patrick Klugman, de l'ambassadeur du Rwanda, du Président d'Ibuka France, et de témoins rescapés ... Un grand moment d'émotion. 

Une stèle, 20 ans plus tard ... Pour ne jamais oublier, pour la mémoire de ces enfants, de ces hommes et de ces femmes cruellement arrachés à la vie, pour que les survivants puissent se recueillir ...

1994 restera à jamais l'année meurtrière qui aura emporté dans l'indifférence du monde des milliers d'enfants, d'hommes et de femmes, traqués, exterminés parce que Tutsi. Un crime contre l'humanité, un génocide qui a une fois de plus endeuillé l’humanité tout entière. 

D'avril à juillet 1994, au Rwanda, les Tutsi, partout pris au piège, furent assassinés dans les collines, dans les écoles, les églises et les hôpitaux, massacrés à la machette, à la serpette, à la massue, outils agricoles du quotidien.

Dans un Rwanda où le racisme anti tutsi s'exacerbait depuis des décennies, on a massacré les tutsi, celles et ceux qui avaient des liens de parentė ou d'amitié avec des Tutsi, ceux qui ressemblaient physiquement à des Tutsi ...

53,7% des victimes étaient des enfants et des jeunes de 0 à 24 ans La cruauté est telle que des bébés étaient écrasés vivants contre les murs !

Nous ne les oublions pas. Aujourd'hui, Paris s'honore en honorant la mémoire des tutsi.

Nouvel an juif 5775

Que cette année soit douce et pleine d'espoir, Que la paix se dessine enfin dans le monde !

Chana Tova 

Karen TAIEB 

Photo : Voeux de la Communauté juive de Paris à Anne Hidalgo 

Nouvelle exposition au MAHJ

« Roman Vishniac. De Berlin à New York, 1920-1975 » propose une réévaluation de l’intégralité de la production du photographe, depuis ses débuts à Berlin jusqu'à l’aprèsguerre aux États-Unis. 
Plus qu’aucun autre photographe, Roman Vishniac a profondément influencé notre vision de la vie juive en Europe orientale. On lui doit le recensement photographique le plus emblématique de ce monde à la veille de son anéantissement

A voir absolument du 17 septembre 2014 – 25 janvier 2015

Musée d'Art et D'histoiredu Judaïsme

71, rue du Temple
75003 Paris

Forum des Associations du 4e

13 septembre 2014 à l'Espace des Blancs Manteaux

400 associations dans le 4ème arrondissement !

 

 

Libération de Paris

Cérémonie des 70 ans de la Libération de Paris 

25 août 1944 - 25 août 2014

Depot de Gerbe en mairie du 4ème arrondissement au côté du maire, Christophe Girard

Bonne rentrée à tous !

Mardi 2 septembre

 

Je souhaite une excellente rentrée à tous les parisiens petits et grands

 

Représentant la Mairie au Conseil de l'ecole de la rue des hospitalières St Gervais,  je m'y suis rendue ce matin. 

Une nouvelle classe y a ouvert pour cette rentrée 

Tout le monde est fin prêt pour une nouvelle année scolaire qui j'espère sera synonyme de bonheur et de réussite pour tous ! 

Karen TAIEB 

Photo: Mr Hattu Directeur de l'école, Karen Taieb et Alexandra Cordebard Adjointe à La Maire de Paris

Inauguration du jardin des Rosiers J. Migneret

10 rue des Rosiers, le 5 juillet 2014

Un nouveau jardin est né !

Belle respiration au coeur du Marais, au coeur du Pletzl de Paris, dans ce jardin de la rue des Rosiers qui porte aussi le nom de celui qui fut directeur de l'école Hospitalières St Gervais et qui sauva des enfants de la Barbarie nazie : Joseph Migneret, juste parmi les nations.

Inauguration en présence de Anne Hidalgo, Maire de Paris et Christophe Girard, maire du 4e ardt.

HOTEL DIEU

Lettre à Martin Hirsch 

Vous venez de donner un nouveau soufle à Hotel Dieu !

Nous avions à quelques élus tenu bon aux côtés du personnel 

hospitalier, croyant toujours en ce réveil, en ce sursaut de vie ! 

Nous avons pu contenir l'hémorragie mais presque exsangue l'hôpital voyait ses derniers jours arriver à grand renfort de soins palliatifs. 

Nous attendions, comme au chevet du malade, le compte rendu du directeur-médecin, son protocole thérapeutique, sur ce lieu de santé essentiel pour Paris, plongé dans un quasi coma depuis plusieurs mois. 

Et voilà, qu'aujourd'hui, une deuxième vie lui est donnée. 

Je vous remercie d'avoir su faire le bon diagnostic et rendu à cet Hôpital sa vocation : sauver des vies et soigner des malades

A SUIVRE ...

 

 

 

 

Karen Taieb

 

 

La nuit des Musées le 17 mai avec GOTLIB au MAHJ

Karen TAIEB

Conseillère de Paris et du 4ème arrondissement

Déléguée à la santé et au handicap 

et aux grands projets de rénovation de la Bastille et du bâtiment St Merri

Dimanche 27 avril 2014 Moment d'immense émotion devant le bouleversant temoignage de Milo Adoner dans la cour du 12 rue des deux ponts où il vécut avec ses parents, ses freres ...ses amis. Ses souvenirs d'enfance dans le 4eme arrdt et puis l'horreur de la raffle et de la déportation vers les camps de la mort dont il sera le seul survivant de sa famille
Ceremonie dans la cour de la mairie du 4eme en presence de Milo Adoner, seul survivant de la rafle qui vida l'immeuble du 10/12 rue des deux ponts dans l'ile st louis où vivait une cinquantaine de familles.
Journée nationale du souvenir de la déportation le 27 avril 2014 Depot de gerbe dans la cour de la mairie du 4eme arrondissement par Christophe Girard et Karen Taieb
Karen Taïeb, Anne Hidalgo et Christophe Girard durant la campagne

Karen TAIEB Paris 2014

 

  

Anne HIDALGO et Karen TAIEB
« Anne Hidalgo est une femme de cœur, une femme d'action, une femme qui va jusqu'au bout de ce qu'elle dit et j'ai confiance en elle pour Paris et pour l'avenir." http://www.anne-hidalgo.net/actualites
Un jardin à la mémoire de Ilan HALIMI dans le XII°
Le Conseil de Paris a voté à l'unanimité le voeu de Karen Taïeb (app-PS), visant à dédier un lieu de la capitale à Ilan Halimi, le jeune homme enlevé et torturé à mort en 2006 dans une affaire crapuleuse à dimension antisémite. ( Presse)
Karen TAIEB et Christophe GIRARD aux Urgences d'Hotel Dieu
Communiqué du 27/03/14
Christophe Girard rappelle et réaffirme avec Karen Taïeb, Présidente de la Commission des Affaires sociales et de la Santé au Conseil de Paris, et Evelyne Zarka, membre du Parti Communiste Français et ex-coordinatrice du comité de soutien à l'Hôtel-Dieu, notre attachement à un service d’urgence de proximité et de santé publique modernisé au sein de l’Hôtel-Dieu.

Si nous sommes réélus dimanche 30 mars, nous pèserons de tout notre poids auprès du Conseil de Paris et de la future Maire, afin que les intérêts des habitants du 4e, et plus largement des parisiens, soient pris en compte et que les personnels de santé soient écoutés par la direction de l’AP-HP.

Interventions de Karen TAIEB au Conseil de Paris

14. oct., 2013
Hotel Dieu
nous tenons à nous féliciter du retrait de la plainte au Tribunal administratif contre ces syndicalistes par la direction générale de l'A.P.-H.P. ; c’est d’ailleurs ce qui avait motivé ce vœu co-écrit avec Marinette BACHE et Christophe GIRARD.
Nous savons la part que vous y avez prise, Monsieur le Maire, avec votre première adjointe, et nous saluons votre implication.
Nous nous sommes souvent rendus au chevet de l'Hôtel-Dieu et nous avons pu constater l'engagement sincère et la volonté à toute épreuve de celles et ceux qui se battent contre la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu. Cette plainte revêtait donc un caractère outrageant à leur égard.
Si nous nous félicitons de son retrait, nous tenons à manifester, néanmoins, notre incompréhension devant le non-respect de la parole de la Ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, qui promettait la non-fermeture au 4 novembre, et notre inquiétude quant à la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu qui, pour rappel, accueillait, en 2012, 43.400 patients, autant qu'à Tenon ou à Cochin. Où imagine-t-on le report de ces urgences ? A Saint-Antoine, avec ses 49.800 passages, ou à Lariboisière ou Bichat qui ont accueilli chacun 72.000 urgences en 2012 et sont déjà tous surchargés de brancards.
Une remise à plat du dossier des urgences à Paris, incluant une réflexion sur l'accès aux soins de premier recours, s'impose, comme cela a été demandé par le Maire de Paris. Nous souhaitons que les projets soient débattus sans aucun a priori et sans aucune restriction de fait.
11. juin, 2013
Une rue Georges Moustaki
Né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Égypte, Georges Moustaki était un citoyen du monde. Installé à Paris depuis 1951, il largua ses amarres sur l’Ile St Louis pour devenir un des plus célèbres ludovisiens.
De son vrai nom Giuseppe Mustacchi, il débuta sa carrière de chanteur dans des cabarets parisiens. L’occasion d’y côtoyer les vedettes de l’époque et de rencontrer notamment Georges Brassens, qui l'intronisa dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C’est en son hommage qu’il choisit Georges comme prénom d’artiste.
On lui doit des centaines de chansons à la fois comme auteur et compositeur. Les plus grands interprètes, Edith Piaf, Barbara, Juliette Gréco, Serge Reggiani ont donné vie à ses superbes chansons.
Il fut aussi interprète de ses propres chansons y apportant la couleur de son âme. Et c’est à partir des événements de mai 68, qu’il quittera l’intimité des cabarets pour chanter devant de très larges publics. Il chantera « le Métèque » avec « sa gueule de juif errant, de pâtre grec » mais aussi « Le temps de vivre » dans laquelle on peut entendre : « Viens, écoute ces mots qui vibrent sur les murs du mois de mai. Ils nous disent la certitude que tout peut changer un jour. »
Georges Moustaki, était un homme de gauche, révolutionnaire, utopiste, épris de liberté, cette perle rare.
Un de ses derniers vœux fut d’être inhumé au cimetière du Père Lachaise. Il y repose désormais depuis le 27 mai dernier, à quelques mètres d'Édith Piaf, pour qui il écrivit « Milord », immense succès traduit dans le monde entier.
Même s’il n’aimait pas les médailles, nous émettons le vœu qu’une rue, une place ou un jardin de l’Ile St Louis porte le nom de Georges Moustaki
20. juin, 2012
A propos de l’exposition » C’étaient des enfants »
Dans un mois, nous commémorerons, le 70ème sombre anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv qui se déroula à Paris les 16 et 17 juillet 1942. Un cataclysme dans l’histoire de notre pays et de notre capitale qui a vu près de 14 000 hommes, femmes et enfants, l’étoile jaune cousue sur le manteau, emmenés par la police française au Vélodrome d’hiver, antichambre de la mort programmée à Auschwitz.
De France, ce sont 11 400 enfants qui seront déportés. 2 000 n’ont pas encore six ans.

Sur 11400, 200 en reviendront vivants.

Le travail de mémoire que nous faisons depuis de nombreuses années, revêt une importance capitale

et je veux ici le saluer tout en en y associant le Mémorial de la Shoa qui fait un travail considérable, je pense aux expositions qui y sont organisées, au travail de recherche mais surtout au Mur des noms sur lequel sont gravés les noms des 76000 juifs dont 11000 enfants qui ne sont jamais revenus et au Mur des Justes qui rend hommage aux 2693 Justes de France qui ont sauvé des vies au péril de leur propre vie.

Je pense aussi aux associations comme l’AMEJD avec qui nous avons organisé la pose de plaques dans les écoles mentionnant le nom de ces enfants parisiens qui y étaient scolarisés et ne sont jamais revenus…
Je pense aussi aux lieux de Paris qui portent le nom de résistants ou à la bibliothèque de la rue de Picpus qui porte désormais le nom d’Hélène Berr …
Au travers de l’exposition qui s’ouvrira le 26 juin prochain, la Mairie de Paris honore le souvenir de ces enfants juifs de Paris, sous l’Occupation nazie et la complicité du régime de Vichy.

Et il est important de rappeler comme le fait le titre de l’exposition qu’ils étaient des enfants.

Ils n’étaient que des enfants :

Des enfants qui riaient, qui jouaient, qui vivaient et qui parce que juifs n’ont plus jamais joué, ri, grandi comme les autres enfants.

Cette exposition est donc une nouvelle pierre à cet édifice que nous construisons ensemble avec vous Monsieur le Maire et nos collègues, je veux remercier tout particulièrement Catherine Vieu-Charrier, sans oublier Odette Christienne pour son travail dans la précédente mandature mais aussi Christophe Girard et Anne Hidalgo.

Nous pourrons observer ces visages en photo, visages de l’insouciance nous renvoyant en miroir celui de la barbarie dont est capable l’homme, nous pourrons voir ces marionnettes en carton fabriquées à Drancy, ces dessins de Violette– 10 ans, d’Adèle 12 ans ou de Marie 11 ans, les fausses cartes d’identité fabriquées pour sauver sa peau et cette Convocation du Commissariat général aux questions juives pour une petite fille de 5 ans.

Nous pourrons lire cette lettre de Gisèle et Lulu à leurs parents ou celle d’Anita Rind aux siens le 8 novembre 1942.

Anita Rind qui a donné tous ses documents, lettres, photos au mémorial de la Shoa et qui dit « Pour moi c’est mieux que n’importe quelle distinction qu’on me donnerait. Je sais que je peux mourir tranquille. Je sais qu’il y aura quelque chose qui restera pour la chaîne de l’histoire »

Je veux pour conclure remercier tous les mécènes et partenaires privés qui ont contribué à cette exposition et dire combien tout le travail réalisé par notre municipalité est un véritable plaidoyer pour la mémoire, un bouclier contre toutes les tentations négationnistes, un lien indestructible entre les générations d’hier et celles de demain.
7 fev., 2011
La politique municipale en direction des personnes âgées
Quelle société voulons-nous pour demain ? Quelle société voulons-nous offrir à nos aînés, à ceux là mêmes qui ont construit la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? Qu’est ce que bien vieillir ?

A côté de la philosophie, il y a la science et la médecine qui annoncent que nous allons vivre de plus en plus vieux et il y a surtout les actes et l’engagement politique. Depuis 2001, Paris conduit une politique exigeante en direction des personnes âgées avec 2 axes clairs : le premier qui place les seniors au cœur de la cité comme acteurs et le second qui prend soin des plus fragiles. (...)

Cela se voit aussi dans les nombreuses associations de seniors qui représentent la majorité du bénévolat parisien et que la mairie soutient et subventionne. Les exemples sont nombreux et les liens des personnes âgées avec leurs jeunes concitoyens se créent notamment par des actions de soutien scolaire ou de grand parrainage.
Partage et enrichissement réciproque, tels sont les maîtres mots de plus de 40 partenariats entre seniors du CASVP et enfants des centres de loisirs. Et cela commence même dès la crèche !

Je voudrais avant de conclure remercier l’ensemble des adjoints qui travaillent de manière transversale et collégiale pour une réelle politique solidaire et une société digne de ce nom qui n’oublie pas ses personnes dépendantes qu’elles soient âgées ou porteuses de handicap.

Je terminerai en citant Marcel Pagnol
"On devient vieux quand les jeunes nous abandonnent."
10. mai, 2010
AP HP Hôpitaux de Paris
Je voudrais avant tout rendre hommage à celles et ceux qui de jour comme de nuit donnent sans compter pour accueillir, écouter, accompagner, soigner, guérir et sauver des vies

Vous l’avez dit dans votre communication, il était indispensable que le Conseil de Paris se saisisse de cet enjeu vital, et je vous remercie d’avoir, avec notre collègue Jean Marie Leguen, placé l’APHP au centre de nos débats comme nous l’avions demandé avec nombre d’élus ici et notamment les élues républicaines socialistes apparentées au groupe PSRGA alertées par le devenir de la maternité de St Antoine, de la prise en charge de l’IVG à Paris, droit inaliénable des femmes et notamment du devenir du centre IVG à Tenon. Et s’il le faut Mr Roger, nous serons militants !

Car ceux qui dirigent aujourd’hui le paquebot APHP, à commencer par le Ministère de la Santé, ont pour carte de navigation la rentabilité, comme moteur les restructurations et comme carburant la suppression d’emplois.

Oui on demande beaucoup à l’hôpital :
D’abord et avant tout d’offrir une qualité et une égalité des soins pour tous
De proposer une offre de soins la plus moderne possible qui réponde aux progrès de la médecine
D’allier proximité et excellence, c’est la fonction même du Centre hospitalo-universitaire

Alors qu’a-t-on pu entendre au cours de ces auditions, « que l’on va soigner plus cher mais plus vite, autrement dit qu’il y aura moins d’hospitalisation, plus de médicaments et plus d’ambulatoire », et de nous rassurer en affirmant « que les restructurations vont diminuer le nombre de lits mais pas la qualité ».

Mais on a aussi entendu du côté des syndicats, cette infirmière qui nous raconte comment dans les services de gériatrie on a remplacé le personnel qui était chargé de faire uriner les malades par des couches, ce qui amène ces personnes à devenir incontinentes.
C’est un triste exemple mais il a le mérite d’être clair. On ne peut pas remplacer l’humain par une machine ou un produit surtout à l’hôpital.

Il n’est pas question ici de prêcher pour l’immobilisme. Evidemment l’exemple de la transplantation hépatique qui est passée de 3 à 2 centres et par la même de 80 à 200 transplantations par an est un bon exemple de restructuration intelligente.
Mais on assiste aujourd’hui à un véritable emballement avec pour seul objectif la convergence pour 2012. Certains ont qualifié ces restructurations d’autoritaires, j’ai pour ma part utilisé la métaphore du bulldozer.

D’ailleurs, quelles sont les véritables promesses de ces restructurations hormis
la promesse économique ? Qui est capable de le dire aujourd’hui ? Peu de monde.
Les craintes sont légitimes tant du côté des personnels qui vont être ballotés d’un service à un autre, d’un hôpital à un autre,
que du côté des patients qui ont dénoncé les fermetures de service ou les transferts annoncés en dernière minute, avec le sentiment de devenir je cite « des perdus de vue ».
Cette crainte a été légitimement exprimée par les différentes associations de personnes vivant avec le VIH qui ont besoin d’un suivi régulier et d’une prise en charge spécifique.

Devant la vétusté du bâti de l’AP, l’investissement est évidemment urgent mais faut il que l’on ait à choisir entre investissement et personnels. L’exemple des urgences de St Antoine avec ses 20 M€ investis et ses 3 540 m2 dédiés sans augmentation du personnel fait que le personnel est déboussolé, épuisé et une partie de l’espace inoccupé.

Autre exemple : si vous allez sur le site de l’hôpital Rothschild, vous pourrez lire un titre aux allures de publicité mensongère : Le nouvel hôpital Rothschild, bientôt une réalité …! Quand, comment, pour qui ?
Là aussi l’investissement a eu lieu mais aujourd’hui c’est une coquille vide. La nouvelle directrice tente de faire bouger les choses mais à quand cet hôpital de référence promis pour les besoins du grand âge dont on sait qu’ils seront de plus en plus importants puisque passer le cap des 100 ans ne sera bientôt plus rare.
Pour pouvoir ouvrir les lits gériatriques de l’hôpital Rothschild, l’APHP aurait prévu de fermer des lits dans plusieurs établissements.

Faut-il déshabiller Paul pour habiller Pierre, déshabiller la banlieue pour habiller Paris ?
Déshabiller Tenon, St Antoine, pour habiller Trousseau ou l’inverse.
Depuis Juillet, le centre IVG de Tenon est fermé pour une durée indéterminée.
Les trois quart des femmes souhaitant avorter sont actuellement dirigées vers 2 cliniques de communes limitrophes.
Parallèlement à cette situation, il est question de fermer la maternité de St Antoine et son centre IVG alors que 650 IVG y sont réalisées chaque année.
Si le Pr Coriat lors de l’audition m’a assuré que rien n’était entériné de ce côté, le directeur Benoit Leclerc nous a donné une réponse pour le moins imprécise. Ce qui n’a pas calmé mon inquiétude.
Une inquiétude que je partage avec nombre d’élus ici à commencer par Anne Hidalgo et Fatima Lalem, Marinette Bache ou Michèle Blumenthal car la situation est plus que préoccupante.

Même si le plan stratégique ne sera officiel qu’en juin, on sait d’avance qu’il rimera avec transferts de services, regroupement d’hôpitaux, suppressions de lits, de postes, d’emplois et autres plans d’économie…

La restructuration positive ce n’est pas écraser les structures existantes.
Alors faudra-t-il choisir entre architecture et qualité des soins ;
Entre haute technologie et le nombre de soignants auprès des malades
Est-ce la modernité que de créer des usines à bébés et mettre en péril le droit des femmes à disposer de leur corps ;
Est-il si judicieux ou au contraire préjudiciable d’envisager la fermeture de la Maternité de l’hôpital St Antoine de niveau 2 alors que 2500 enfants y naissent chaque année, que les maternités privées alentours ont fermé.

Même question pour le démantèlement du célèbre hôpital parisien pour enfants Armand-Trousseau, pour lequel on a prévu de transférer les spécialités pédiatriques à Necker et Robert-Debré. Et d’expliquer du côté du ministère que « la réfection du vieux bâtiment du XIXe siècle qu’est Trousseau coûterait plus de 100 millions d’euros. »
Pour le Pr Garabédian, « ce sont les malades qui, à terme, paieront le prix de tout cela avec des listes d’attente qui s’allongeront. »

Il est temps de remettre le patient au centre, de s’assurer que les élus locaux garderont une place de premier plan dans le nouveau conseil de surveillance des hôpitaux de Paris et d’interpeller l’Etat afin que la logique comptable qui contamine l’hôpital aujourd’hui fasse place à une logique de l’humain.

Et enfin avant d’appuyer sur STARTT, acronyme du regroupement St Antoine-Rothschild-Trousseau-Tenon qui on l’a suffisamment dit, pose particulièrement problème, appelons à la réflexion, à la concertation, et au maintien d’un hôpital public digne de ce nom.
7. avr., 2011
Plaque à la mémoire des victimes de l’attentat de la rue des Rosiers –
Tout le monde a en mémoire cet attentat de la rue des Rosiers. Il était environ 13 heures, à l’heure du déjeuner, le 9 août 1982 quand une explosion retentît dans le restaurant mythique de la cuisine juive polonaise, « Chez Jo Goldenberg », une grenade est lancée et deux terroristes, mitraillettes au poing, tirent sur les clients attablés.

L’émotion fut immense lors de cet attentat antisémite qui a coûté la vie à des victimes de toutes confessions.

Comme je le mentionnais dans le vœu que je présentais lors de notre Conseil de décembre 2010, la plaque qui fut apposée sur la façade en mosaïque jaune a disparu depuis 2007, suite à la vente du restaurant à une boutique de vêtements, quatre ans durant lesquels il ne restait plus que la trace de son emplacement.

Je voudrais donc ici remercier le Maire de Paris, Anne HIDALGO, Catherine VIEU-CHARIER et Christophe GIRARD et me féliciter de la rapidité avec laquelle ce vœu a été suivi d’effet et de l’hommage que Paris va pouvoir rendre à nouveau aux victimes du terrorisme aveugle et sanguinaire : Mohamed Benemmon, Andre Hezkia Niego, Grace Cuter, Anne Van Zanien, Denise Guerche Rossignol et Georges Demeter.

« Ne pas oublier, c’est aussi rester vigilant », avait déclaré le Président François Mitterrand venu en personne témoigner « de sa solidarité et de sa fidélité au souvenir », lors du premier anniversaire de cette triste commémoration.

Aussi, pour être fidèle au souvenir, la mention « attentat antisémite au restaurant Goldenberg » va figurer en titre sur cette plaque commémorative, c’est ainsi qu’il est inscrit dans la mémoire collective et je me félicite donc de voir cette délibération ainsi amendée avec cette précision historique.

La rue des Rosiers qui fut, comme cela est relaté dans l’exposé des motifs, la rue privilégiée de l’immigration juive au XIXe siècle, au cœur du Pletzl, cette plaque pour faire refleurir les roses arrachées une première fois à un sombre été 42, comme le raconte la chanson de Silvain Reiner :

« C’était en plein Marais, une rue grouillait la vie belle et sa rage, une rue qui sentait le hareng qu’on fumait, la rue des oubliés, la rue des émigrés, la rue des retrouvailles, du Polak au Roumain, encore un bel été, un mois de liberté avant que ça déraille ».

Des roses arrachées une seconde fois avec l’attentat de la rue des Rosiers, dont l’âme juive s’envole peu à peu au fur et à mesure que les lieux chargés de souvenirs et d’histoire sont vendus à des boutiques de vêtements, d’où l’importance de cette triste plaque qui sera de nouveau apposée sur la façade de ce qu’il reste du mythique restaurant Goldenberg de la rue des Rosiers.
28. mars, 2011
« jardin Ilan HALIMI »
En donnant son nom à un jardin du 12e arrondissement, Paris va rendre hommage à Ilan Halimi, ce Parisien du 12e arrondissement, devenu malgré lui le symbole de l’antisémitisme le plus abject, le plus exacerbé de notre début de siècle.

Ilan Halimi est donc né le 11 octobre 1982 dans le 12e arrondissement. Il y a toujours vécu avec sa mère et ses sœurs jusqu’à ce 21 janvier 2006, date à laquelle il est kidnappé et torturé pendant trois semaines par ceux qui s’autobaptisent le « gang des barbares ». Un euphémisme : Ilan Alimi est découvert le 13 février 2006, le long d’une voie ferrée à Sainte-Geneviève des Bois, méconnaissable après trois semaines de tortures, son corps nu et meurtri de blessures et de brûlures. Il décédera peu après lors de son transfert à l’hôpital.

Ilan Halimi a été assassiné au nom d’un préjugé : « les juifs ont de l’argent ».

Au nom de ce que nous combattons ici avec force et détermination: le racisme, l’antisémitisme et la haine.

C’est au nom de ce combat incessant et résolu et de notre vigilance contre ce qui abîme, ce qui avilit le vivre ensemble que je déposais l’an dernier un vœu. Aujourd’hui, ce vœu se concrétise et je voudrais remercier le Maire de Paris, Anne HIDALGO, Michèle BLUMENTHAL et Fabienne GIBOUDEAUX.

Paris se souviendra du visage d’Ilan Halimi, celui de l’insouciance d’un enfant de Paris qui ne demandait qu’à vivre dans la patrie des Droits de l’Homme salie par un racisme et un antisémitisme ambiant, de plus en plus désinhibé.

C’est donc le jardin du 54 rue de Fécamp, jardin maritime de 4.200 mètres carrés, qui s’appellera désormais « Jardin Ilan-Halimi », là où il allait lui-même jouer avec sa mère et ses sœurs lorsqu’il était enfant, lui dont le prénom signifie en hébreu « arbre ».
13. déc., 2011
Aménagement des Berges de seines
La Seine a inspiré nombre de poètes.
Parfois dans des termes mélancoliques, voire peu élogieux ;
Le fleuve est pareil à ma peine nous livre Apollinaire dans « Marie »
Flot indolent, morne Seine, pour Verlaine qui dans « Nocturne Parisien » invective le fleuve : Toi, Seine, tu n'as rien. Deux quais, et voilà tout,
Deux quais crasseux, semés de l'un à l'autre bout
D'affreux bouquins moisis.

Parfois de façon passionnée comme Prévert

C’est pas un fleuve la Seine
c’est l’amour en personne
mon petit tour du monde
les vacances de ma vie
Et le Louvre avec les Tuileries la Tour Eiffel la Tour
Pointue et Notre-Dame de l’Obélisque
la gare de Lyon ou d’Austerlitz
c’est mes châteaux de la Loire
la Seine
c’est ma Riviera
et moi je suis son vrai touriste

C’est un peu mon cas, une vraie touriste devant la Seine. Je m’extasie en regardant les platanes s’y courber, les bateaux y flâner, les bouquinistes y résister, les monuments s’y refléter, de jour comme de nuit, rive droite ou rive gauche.
Je crois qu’il faut vraiment aimer la Seine et ses quais pour envisager enfin sa reconquête.

Comme chacun le sait, l’enquête publique liée au projet d’aménagement des berges de Seine, s’est déroulée du 4 juillet au 14 septembre 2011 inclus.
12 jours après la date prévue au départ ce qui a partiellement satisfait les élus de l’UMPPA pour qui une enquête en été ne vaut pas grand-chose ! Par principe, principe de mauvaise foi.

Pour la mairie du 7e arrondissement, « le dossier d'enquête publique est lacunaire et inexact ». (http://www.voiessurberges.fr)
Vous dites que le bilan de la concertation ne fait aucune mention à la consultation organisée par la mairie du 7e arrondissement à laquelle plus de 5500 personnes se sont exprimées à 90% contre la question « Approuvez-vous le projet du maire de Paris de fermer les voies sur berges de la Seine à la circulation automobile ? »
Mais votre question s’assoit d’emblée sur un mensonge puisqu’elle oublie de préciser que coté rive droite la circulation sera uniquement ralentie par la présence de feux tricolores permettant la traversée sécurisée des piétons et que côté rive gauche sur 2,3 km les voitures devront rouler sur les quais hauts.
Ce n’est en rien un châtiment contre les automobilistes, juste la mise en pratique d’une notion que nous aimons défendre ici, le partage.

Vous êtes bien pessimiste lorsque vous parlez du temps perdu par l'augmentation des temps de trajet quotidiens, l'augmentation des nuisances sonores et atmosphériques, le stress, la perte de compétitivité des entreprises lorsque nous nous envisageons au contraire la satisfaction des parisiens, des franciliens ou des touristes qui viendront se balader et profiter sans stress de la beauté de Paris.

Vous allez jusqu’à inviter le soleil dans nos débats en soulignant avec le Conseil du 7e arrondissement que les quais bas rive gauche sont situés à l'ombre, moins propice à la promenade que les quais hauts, davantage ensoleillés. Et pour cette raison, je vous cite encore « Le projet est donc peu adapté aux besoins des touristes. » Drôle de conclusion. A court d’argument, vous nous en offrez des plus farfelus.

Enfin, vous faites part de votre inquiétude en raison du développement de guinguettes et de boîtes de nuit qui pourraient amener dites-vous les personnes alcoolisées à chuter dans la Seine.

Peu vous importe qu’au premier rang des nombreuses attentes exprimées dans l’enquête, figurent la promenade, les loisirs et la détente le long du fleuve.
On peut, comme vous le faites, noircir le tableau à l’envi. Pour ma part, aucun état d’âme, je choisis là encore l’enthousiasme de Prévert et me félicite de ce projet qui s’est fait non seulement dans le respect d’un site exceptionnel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO mais avec la volonté d’offrir le paysage de la Seine au plus grand nombre, aux enfants, aux rollers, aux cyclistes tout comme aux personnes âgées ou aux personnes en fauteuil.

Place aux piétons enfin !

Des traversées piétonnes équipées de feux tricolores sont donc prévues avenue de New York et sur le quai des Tuileries au droit de la passerelle Léopold Sédar Senghor.
Quatre traversées protégées seront créées sur la voie Pompidou entre le square de l’Hôtel de Ville et le port Henri IV.
La chaussée sera recalibrée de 7 à 6 m de large afin d’offrir plus d’espace aux piétons.
Le projet comprend également l’aménagement intérieur d’une galerie technique en un passage reliant le port Henri IV avec le bassin de l’Arsenal, autrement dit le 4ème avec le 12ème arrondissement comme cela avait été défendu par les conseillers de quartier du 12ème et porté par Michèle Blumenthal.

Côté Rive gauche, alors que les quais hauts seront réaménagés pour accompagner le report de trafic automobile, deux projets innovants seront prévus sur les quais bas : un emmarchement démontable au port de Solferino, devant le musée d’Orsay, et un jardin flottant à proximité du pont de l’Alma.

Au port de Solferino, un pôle culturel et événementiel sera aménagé pour permettre des occupations temporaires ;
Le port des Invalides-Alexandre III sera animé de jour comme de nuit
Et au port du Gros Caillou, un pôle sportif et ludique sera ouvert en fonction des saisons à différents types de publics, incluant les scolaires;

Restauration, salons, économie sociale et solidaire, les activités économiques permanentes ou temporaires seront développées sur l’ensemble du linéaire.

Les berges seront perçues comme un itinéraire permettant d’accéder aux musées qui bordent la Seine mais aussi comme un espace public propice à des expositions de plein air, à la pratique des arts de la rue ou à des spectacles de théâtre, musique, danse, cirque ou cinéma.
Sanitaires, stations Vélib’, un éclairage public adapté et des fontaines à boire sont également prévues. Et enfin, la gestion du site intègrera tous les services de propreté et de sécurité nécessaires à un lieu de forte fréquentation.

L’ouverture du site au public est donc prévue pour la fin juillet 2012. Et le soleil avec nous sera au rendez-vous.

Je suis persuadée que les berges de Seine ainsi retrouvées inspireront de nouvelles plumes et de nouveaux pinceaux.
12. nov., 2012
Lutte contre la pollution à Paris
L’amélioration de la qualité de vie des parisiennes et des parisiens, voilà ce qui est dit et démontré dans cette communication. De cette forte et ambitieuse volonté politique depuis 2001, la lutte contre la pollution à Paris, aujourd’hui, est une somme d’actes et des réalités qui s’inscrivent de manière indélébile. Et les élues Républicaines et socialistes s’en félicitent.
Chacun sait désormais que diminuer la pollution à Paris rime avant tout avec un souci de santé publique, avec une volonté de mieux vivre ensemble, avec le partage d’un espace de vie.
Oui les travaux ont été et sont nombreux à Paris et il aura fallu des pelles et des pioches pour mettre en place les accès aux Bus, aux vélos, le Tramway sur les Boulevards des maréchaux, créer de nouveaux espaces verts, offrir aux promeneurs des espaces comme la future nouvelle place de la République ou encore se réapproprier la Seine à la fois comme axe de transport maritime mais aussi comme lieu de promenade dédié aux piétons avec notamment l’ouverture prochaine des berges de Seine.
On sait désormais que les trois quarts de l’énergie sont consommés en ville et que les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre en proviennent.
Cette lutte, nous le savons, ne se mène pas seulement à Paris, pas seulement en France mais au niveau international. Vous avez d’ailleurs signé le pacte des Maires contre le réchauffement climatique à Mexico en 2010 et ainsi désigné l’une des questions centrales du millénaire qui vient de s’ouvrir.
Beaucoup de choses ont été dites sur la voiture, la circulation …, je voudrais pour ma part revenir sur la politique volontariste que mène notre ville pour l’amélioration du bâti et contre la précarité énergétique.
Les premières lois sur la consommation énergétique dans les logements datent du milieu des années soixante-dix. Or la majorité des logements aujourd’hui en utilisation ont été construits avant 1974, avec une performance énergétique bien inférieure aux logements construits plus récemment, notamment du point de vue de l’isolation et des systèmes de chauffage. Ce qui a pour conséquence une plus forte consommation d’énergie pour obtenir un confort thermique acceptable. (...)
Dans le cadre de son plan Climat, la Ville de Paris travaille à l’amélioration des performances énergétiques du parc de logement social. Nous avons un haut niveau d’exigence pour les nouvelles constructions avec une consommation inférieure à 50 kWh/m²/an. Celle-ci étant fixée à 80 kWh/m²/an pour les logements sociaux issus d’une réhabilitation, certifications Habitat & Environnement et BBC Effinergie.
Concernant la mise aux normes du parc existant, la Ville de Paris accorde des subventions pour les rénovations permettant un gain énergétique conséquent. Cette subvention étant proportionnelle à la dimension énergivore du bâtiment avant travaux.
La Ville accorde également un financement pour l’amélioration des performances thermiques de l’enveloppe des bâtiments.
Concernant les logements d’habitation privés, la ville a mis en place des dispositifs incitatifs pour engager les propriétaires de logements parisiens sur la voie de la rénovation énergétique avec notamment le dispositif « Copropriétés : Objectif Climat » en partenariat avec l’ADEME et la Région Île-de-France. Aujourd’hui, plus de 100 copropriétés ont réalisé un audit énergétique et une trentaine se sont lancées dans des travaux d’amélioration énergétique de leurs patrimoines. La Ville de Paris soutient par ailleurs l’Agence Parisienne du Climat pour le développement d’outils dématérialisés de conseil en rénovation énergétique qui permettent à un plus grand nombre de propriétaires de se lancer dans la démarche.
«L’enquête nationale logement» réalisée en 2006 par l’INSEE a relevé que 13% des ménages français dépensent plus de 10% de leurs revenus pour leurs dépenses d’énergie dans le logement. Pour la population ayant les plus faibles revenus, cette part monte à 36 % et, au sein de cette catégorie, 18 % des ménages ont une dépense énergétique qui dépasse 15 % du revenu.
D’autres ménages restreignent leurs consommations malgré le froid. Cette précarité énergétique est d’autant plus importante pour les personnes âgées ou handicapées qui passent du fait de leur état physique plus de temps à l’intérieur de leurs logements.
Certaines études décrivent un comportement d’enferment : on n’aère moins pour ne pas refroidir le logement ce qui expose d’autant plus aux polluants intérieurs
J’ai pour ma part reçu en permanence des personnes venant nous rapporter des problèmes d’humidité et de moisissures ou de fenêtres qui ne se ferment plus depuis des années, photos à l’appui et inquiets pour eux ou leurs enfants en bas âge. Cela existe hélas encore aujourd’hui !
Or l’exposition au froid ou la présence de moisissures ne sont pas sans risques pathologiques (atteintes cardio-vasculaires, asthme ou allergies). Ajoutons à cela le risque accidentel lié au mauvais état des installations de chauffage ou à l’utilisation d’appareils dangereux.
(...)
Paris se mobilise et se bat contre toutes les précarités. Et je m’en félicite car comme l’OMS le dit dans sa définition de la santé « le manque de confort est en soit une première atteinte à la santé. »
2011
le 104
l s’agit donc, comme vous venez de le dire, d’attribuer dès le début de l’exercice 2011 un acompte sur la subvention 2011 à l’établissement public de coopération culturelle du “104”, soit 2 millions d’euros calculés sur la base de 50 % de la subvention 2010.

L’occasion pour moi de féliciter son nouveau Directeur, M. José Manuel GONÇALVÈS auquel on a confié les clefs du “104”, les clefs n’étant pas le mot qui convient car les portes resteront grandes ouvertes. C’est en substance le mot d’ordre du nouveau Directeur.

Bien sûr, également remercier la première équipe de Direction, MM. Frédéric FISBACH et Robert CANTARELLA qui ont imaginé ce haut lieu de culture, qui promettaient l’ouverture, le passage, les convergences, le carrefour… Je me souviens des premières réunions et de leurs idées abondantes et visionnaires.

Hélas, malgré leur volonté et leurs bonnes intentions, le “104” est resté un magnifique écrin imposant, voire intimidant, où le public n’a sans doute pas osé entrer.

Avec José Manuel GONÇALVÈS, les portes seront grandes ouvertes et cela sera écrit à l’entrée.

Une des premières œuvres sera d’ailleurs celle de Pascale-Marthine TAYOU, des enseignes lumineuses de tous les pays avec le mot “Open” accroché du côté de la rue Curial.

“Open”, le mot est donc lancé.

C’est l’ouverture avec un grand “O”, l’ouverture avec le Manège Carré Sénart de M. François DELAROZIÈRE.

Le “104” ne doit plus ressembler au château de la Belle Culture au Bois Dormant mais vivre et faire vivre un quartier qui en a besoin.

Pas non plus une forteresse, pas de remparts si l’on veut que le public ait envie d’y entrer.

Le “104” doit être ce pourquoi il a été créé, ce pour quoi il a été pensé et devenir le vrai carrefour culturel attendu par le public, les artistes eux-mêmes et je dirai même les élus que nous sommes.

L’idée de M. José Manuel GONÇALVÈS de s’ouvrir aussi aux autres lieux culturels comme le théâtre du Rond-Point ou le théâtre de la Ville est excellente.

Enfin, on peut se féliciter des intentions artistiques mais aussi de la mutualisation des ateliers qui permettra d’accueillir le plus de projets possibles.

Je voudrais enfin remercier M. Christophe GIRARD qui a su réagir et agir et souhaiter bonne chance à M. José Manuel GONÇALVÈS et à toute l’équipe du “104” qui elle est présente depuis le début du projet.

Et, enfin, que 2011 soit l’année du “104”.

Ce que j'en pense ...

2008
Dieudonné
Cela se passe à Paris, ville des Droits de l’homme, ville qui s’honore à honorer la mémoire des millions d’hommes, femmes et enfants victimes de la barbarie nazie et du régime collaborationniste de Vichy.
Cela se passe à Paris et on a laissé une fois encore l’ignoble s’exprimer.
Cela se passe à Paris, et on y vient "pour rire", on y vient "défendre la liberté d’expression "ose-t on nous dire
De qui se moque-t-on ?
Jusqu’à quand laisserons-nous Dieudonné bafouer cette liberté d’expression.
Faisons tomber le masque.
Derrière celui d’un humour qui ne fait plus rire, hormis quelques fiévreux qui cherchent leurs remèdes dans la moisissure de l’esprit, il y a l’abject et l’infâme.
Une fois encore, Dieudonné a frappé. Chaque fois, un cran plus haut, comme pour tester notre mutisme devant l’effroi.
Vendredi soir, au Zénith de Paris, devant quelques milliers de spectateurs, et un parterre voué aux extrêmes, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson, en personne. Celui-là même qui nie l'existence de la Shoah, celle des chambres à gaz et des 6 millions de morts et qui a été condamné à plusieurs reprises pour contestation de crime contre l'humanité.
Pour quelle raison l’a-t-il invité ? Pour aller le plus loin « dans la désobéissance » prévient-il sur scène et pour faire remettre sur scène par un de ses techniciens costumé en déporté juif, « le prix de l'infréquentabilité et de l'insolence » à R. Faurisson.
Dieudonné édulcore son attitude haineuse et raciste en intitulant son spectacle « J’ai fait le con ».
Aujourd’hui, ni a Paris, ni ailleurs, nous ne devons être pris pour des cons !
La liberté d’expression ne supporte aucune mascarade.
Défendons la liberté d’expression et combattons l’ignoble et le sordide.
Ne laissons plus l’antisémitisme se vêtir dans les nobles habits de la liberté d’expression

Karen TAIEB
Conseillère de Paris
Députée Suppléante
10. févr., 2010
Ilan Halimi et l'antisémitisme
Karen Taieb répond aux questions de la newsletter du CRIF suite à la nomination d'un jardin du XII° à la mémoire de Ilan Halimi
- Quelle est votre première réaction ?
A la fois une grande fierté et beaucoup d’humilité car j’aurai préféré ne jamais avoir eu à proposer un tel vœu qui raconte le kidnapping, la séquestration , la torture et l’assassinat d’un jeune parisien parce que juif. Et puis, un profond respect pour une maman, Madame Ruth Halimi qui malgré une douleur infinie est exemplaire de dignité et de courage. Je voudrais également remercier Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo et Michèle Blumenthal pour leur soutien immédiat et entier.

- Que représente selon vous Ilan Halimi dans la conscience des Parisiens ?
Lors de la manifestation pour Ilan Halimi en février 2006, 200 000 personnes ont défilé entre République et Nation. Comme beaucoup, j’ai pu regretter que l’immense majorité des personnes venues témoigner leur effroi étaient issues de la communauté juive. Qu’en était-il alors de la conscience des parisiens ? Je me suis posé la question. Ce vœu a justement pour objet de dépasser la seule communauté juive et d’alerter l’ensemble des parisiens. Comme je l’ai dit dans mon int ervention, associer le nom d’Ilan Halimi à la mémoire de Paris, c’est dire et redire notre intransigeance, notre extrême vigilance pour le respect des valeurs républicaines et notre combat contre toutes les formes de racisme. Il faut que les parisiens sachent qu’Ilan a été tué parce que juif, au nom d’un préjugé : "les juifs ont de l’argent".

- En tant qu’élue de Paris, quelle est votre action personnelle pour le vivre ensemble ?
Je crois beaucoup à l’action culturelle. L’art, le théâtre, la musique n’ont pas de frontières. Il faut s’en servir le plus souvent possible car l’art ne demande ni carte d’identité, ni carte de validité, ni âge. Vivre ensemble, c’est vivre avec les différences de l’autre. J’ai ainsi créé plusieurs festivals, mis en place des rencontres théâtrales, fait entrer la culture à l’hôpital, multiplié les manifestations gratuites. Je crois fondamentalement qu’il faut surtout et toujours s’efforcer d’être l’élue de tous les parisiens et non d’ une partie. Penser au vivre ensemble dans chaque action.

- Quelle est votre évaluation de l’antisémitisme à Paris ?
L’antisémitisme n’a jamais vraiment cessé. Il est protéiforme et hélas jamais tari. En ce moment, il trouve sa source dans un antisionisme désinhibé. La grande majorité des juifs de France exprimant une grande solidarité avec Israël, pour ma part à juste titre.

- Que peut-on faire pour le faire reculer ?
Continuer à donner toute sa place à la mémoire et Paris est exemplaire en la matière. Les plaques à la mémoire des enfants déportés dans chaque école et collège parisien en sont un bel exemple. Mais il est important de faire en même temps comprendre la légitimité d’Israël, patrie du peuple juif, rempart à l’étoile jaune. S’adresser aux amis mais tenter de convaincre les ennemis. Et garder espoir en l’Homme !
1. janv., 2011
Céline ...
"Pourquoi lorsque l’on veut parler de Céline, on cite toujours de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit » et non pas celui de «L’Ecole des Cadavres » ou de «Bagatelles pour un massacre» ? Il s’agit pourtant du même Louis Ferdinand Céline, du même homme dont une partie de l’œuvre se trouve au sommet de la littérature française et l’autre partie effroyable, d’un racisme antijuif haineux et violent, côtoie les bas fonds de la pensée la plus abjecte.
En avez-vous seulement lu quelques extraits ?
Visiblement, vous ne saviez pas. Je préfère l’imaginer ainsi car si vous saviez vous ne laisseriez pas parler aujourd’hui de « polémique » autour de l’annulation, de « l’inflexion », du « volte face » ai-je lu, du Ministre de la Culture qui a décidé de retirer le nom de Céline de la liste des célébrations nationales. Vous le féliciteriez peut-être, vous le comprendriez surement.

Mais comment le Haut comité qui propose chaque année une liste des anniversaires de personnalités a-t-il pu penser à honorer Céline, à celui qui écrit dans « L’Ecole des cadavres »

« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître. […] Dans l'élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n'a jamais été persécuté par les aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d'hybride. » (L'École des cadavres, Paris, Denoël, 1938, p. 108).
Ou encore :
« Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes. […] » (p. 151)
La voilà donc la littérature de L.-F. Céline, répugnante, écœurante, nauséabonde. Celle du Dr Destouches et Mr Hyde dont la médecine qu’il conseille pour les juifs n’est ni plus ni moins la stérilisation chirurgicale et eugénique.
Je ne comprends pas.
Toujours dans « L’Ecole des cadavres », jamais de demi mesures, mais le racisme le plus radical : « on veut se débarrasser des juifs ou on ne veut pas s’en débarrasser. Qui veut la fin, veut les moyens et pas les demi-moyens ».
Si Céline manie sa plume antisémite comme une arme, lorsqu’il n’écrit pas, il exhibe le poison de sa bouche : comme le rappelle Annick Duraffour dans « L’Antisémitisme de plume », livre écrit sous la direction de Pierre André Taguieff ( Berg International Editeurs), « le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l’état-major de l’armée allemande à Paris, rencontre L.-F. Céline à l’Institut allemand. Il note dans son journal : « Il (Céline) dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n’exterminions pas les juifs – il est stupéfait que quelqu’un disposant d’une baïonnette n’en fasse pas un usage illimité. » … « Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j’ai à faire »
Est-ce celui-là que l’on voulait honorer 50 ans après sa mort ? Celui qui dans « Bagatelles pour un massacre », oppose le juif à la « France », « aux français », « aux enfants du sol », « aux indigènes », « au blanc », « à l’aryen » ?
Si son antisémitisme paraît à certains encore flou, dans « L’Ecole des Cadavres » il écrira : « Une seule race en France : l’Aryenne ! » et proposera une alternative : « Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs »
Ma question est la suivante : Pourquoi les membres du Haut Comité ont-ils inscrit le nom de Céline dans cette liste des personnalités honorables ? Ne connaissaient-ils pas l’autre écriture de Céline ou alors voulaient-ils honorer l’écrivain en imaginant que l’on allait oublier l’homme indigne ?
Pourquoi a-t-il fallu attendre que Serge Klarsfeld intervienne ? Faut-il être juif pour se sentir insulté comme français par Céline ? Faut-il être juif pour lire ces pamphlets en français ?
J’attends le jour où l’Histoire des juifs de France sera l’Histoire de France et de tous les français".
1. oct., 2011
Libération de Gilad Shalit
En lisant ce soir le communiqué du PS sur la liberté de Guilad Shalit, j’ai été particulièrement choquée et meurtrie. Je me suis dit : pas aujourd’hui, pas pour Guilad…
Et pourtant, alors que depuis l’aube, tous attendions fébriles le retour de Guilad Shalit, otage depuis plus de 5 ans dans les geôles du Hamas, alors qu’en violation des lois internationales il n’a jamais reçu la moindre visite de la Croix Rouge, alors que les premières images nous ont livré un Guilad amaigri, le visage émacié, le souffle coupé, alors que les parents ont souffert d’une si longue absence sans savoir si leur fils était vivant ou non, alors que le calvaire a duré 1941 jours et 1941 nuits, alors que sa vie a été échangée contre celle de 1027 terroristes, parmi lesquels les plus féroces et les plus sanguinaires, alors que toutes les télévisions se sont émues aujourd’hui de la libération du jeune franco-israélien y compris les médias qui ont fait profil bas durant ces 5 années à ne jamais compter parmi les otages français à travers le monde cet enfant d’Israël, voilà que le PS « se réjouit dans le même temps » pour la libération des prisonniers palestiniens.
Je m’adresse à cette plume du PS qui vient d’ajouter une plaie supplémentaire au calvaire vécu par Guilad Shalit. Non je ne me réjouis pas dans le même temps, je ne me réjouis pas tout court car l’heure est à la gravité. Faut-il rappeler que ces palestiniens aujourd’hui libérés seraient encore prisonniers si Israël ne donnait pas à la vie d’un de ses enfants la valeur absolue.
Je veux en toute modestie aujourd’hui souhaiter à Guilad Shalit, de revenir au Monde qui lui a été dérobé durant les plus belles années de sa jeunesse, de retrouver les siens et de vivre en paix dans son pays.
Pour moi, élue indépendante apparentée au PS, je me désolidarise totalement et condamne cette prise de position qui met dans le même sac un otage innocent et des milliers de prisonniers dont certains ont causé la mort de 569 civils israéliens dont beaucoup d’enfants.
1. mars, 2013
Stéphane Hessel
Après des obsèques nationales, un éloge funèbre aux Invalides, sans doute une rue à son nom à Paris, d'aucuns ont pensé au Panthéon pour Stéphane Hessel !

Porté aux nues tel un Jésus des temps modernes, inventeur malgré lui d'une nouvelle religion basée sur l'indignation, l'homme a visiblement séduit les défenseurs de la laïcité en mal de spiritualité.
Indignez-vous, ceci est mon slogan !
Indignez-vous, ceci est mon testament !

Et si l’homme ne m’a ni séduite ni convertie malgré un prosélytisme médiatique démesuré, je ne l’ai pas attendu pour m’indigner.
Le peuple n’est pas un troupeau ! On ne l'invite pas à l'indignation devant ce qui est indigne car il sait descendre dans la rue pour crier son NON contre le racisme, la xénophobie, les injustices sociales, la maltraitance, l’intolérable …

Indignez-vous en 32 pages, à 3 € ! Cette indignation bon marché vendue aux quatre coins de la planète, voilà ce qui a le don de m'indigner !

Et je m'indigne aujourd’hui devant tant d'honneurs, car tout cela paraît démesuré.
Si j'ai du respect pour le grand âge, l'imposture a de quoi faire sourire là-haut.

Les hommages de seconde classe rendus aux autres résistants y compris ceux morts le même jour que Stéphane Hessel, et tout autant épris de liberté, cela aussi a le don de m'indigner !

François Hollande dans son discours aux Invalides a, à juste titre, pris ses distances avec Stéphane Hessel sur la question palestinienne. Faut-il rappeler à ceux qui s'en indignent l'impertinence d'Hessel qui osa l'injurieuse comparaison entre l'occupation de la France par les nazis, bien plus douce pour notre "saint homme", que celle des palestiniens par les israéliens, bafouant ainsi la mémoire de nos frères raflés au Vel d'Hiv et jamais revenus des camps de la mort. Cette hostilité féroce à l’égard d'Israël a le don de m'indigner, cette haine de soi juive m'indigne !

De grâce, n'allez donc pas jusqu'à conduire au Panthéon un homme qui a trouvé la lumière grâce aux projecteurs ou alors faisons y entrer pléthore d'hommes et de femmes dont les mérites réels et concrets sont immenses. Et la liste est longue !

A Lire : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/591191-occupation-nazie-inoffensive-critiquer-israel-est-ce-de-l-antisemitisme.html